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Escale à Goyave
Guadeloupe

Peu de milles parcourus depuis les Saintes, non pas que l’on se lasse de l’itinérance, loin de là, mais des soins dentaires nécessitent des escales répétées à Pointe à Pitre.

 

Le confort d’une Marina est toujours appréciable après une étape éprouvante mais il me faut reconnaitre qu’il m’est difficile de rester en place.

Pas de la frénésie vibrionnante (« quoique » diront certains ! ) mais un besoin d’action, voilà en fait ce qui explique mon peu d’engouement pour le « lâcher prise », principe pourtant à la mode promu par les thuriféraires du farniente…

 

Allez, fi de l’introspection, venons en aux faits : comment garder une proximité avec Pointe à Pitre tout en pouvant améliorer son niveau en wing foil ?

Tout simplement en dénichant, comme en Martinique avec Le Robert (voir l’article éponyme), un lagon derrière la barrière de corail, sur la côte au vent de Basse-Terre.

 

Il existe à moins d’une heure de navigation du port principal de Guadeloupe un mouillage forain, entre les villages de Goyave et Petit-Bourg, derrière l’ilet Fortune et la barrière de corail, bien exposé aux alizés.

 

Et l’immobilité va nous donner l’occasion d’une petite digression météorologique :
Amis de la poésie, rassurez-vous, rien d’ardu en perspective, point de mathématiques avec ses gradients ou rotationnels dont les modèles de prévision sont truffés.

Non, juste des observations naturelles.

 

Statique, on s’affranchit de la variation des paramètres géographiques, reste alors la variabilité du temps qui ne laisse d’ailleurs de m’étonner.

 

On dit qu’en Irlande ou en Bretagne on peut avoir toutes les saisons dans la journée. Ici on reste sous les tropiques, tout de même !

 

Les variations de températures diurnes ou nocturnes sont faibles, mais le vent est très variable en force et même en direction quand il est faible et l’on peut passer rapidement du grand bleu aux grains les plus drus… et inversement.

 

Comme il s’agit d’observations et de ressentis sur une période assez courte, je ne formulerai donc que des hypothèses :

Le régime général est bien sûr l’alizé mais il n’est pas toujours dominant. Un fond de 10 à 15 nœuds en général, parfois jusqu’à 20.

 

Les brises thermiques sont faibles du fait des gradients de températures air/sol/eau limités.

Il y a rarement plus de quelques degrés de différence.

Les brises orographiques comme les catabatiques sont modérées car le relief de la Guadeloupe reste limité en altitude comme en étendue.

 

C’est surtout sensible le matin avec l’air qui descend des reliefs, la convection diurne ne semble pas intense, probablement du fait de l’opacité des nuées sur la Soufrière.

 

Bien sûr, l’effet Venturi accélère, parfois significativement, les flux entre les îles quand la géographie est infundibuliforme, mais le résultat en est surtout une plus grande variabilité et cela reste localisé principalement dans les « canaux » (ex: Canal des Saintes).

 

Le régime des vents semble assujetti au système nuageux et donc particulièrement instable.

Il n’est pas besoin d’un gros cumulonimbus pour observer des fluctuations de plus de 10 nds et des turbulences qui compliquent le choix de la surface de voile.

 

Hormis l’arrivée d’un grain, la lecture du ciel ne présente pas de nettes évidences.

 

Quant aux grains on peut y passer allégrement de moins de 10 à plus de 25 Nœuds mais on les voit arriver et leur effet reste de l’ordre, en général, de la dizaine de minutes.

 

Conclusion, je sur-toile légèrement le wing foil et reste à proximité et au vent du bateau pour pouvoir le rejoindre entre deux eaux quand le vent mollit (la planche fait juste 75 litres).

J’observe également  que les skippers sous-toilent systématiquement leur catamarans de croisière…

 

Bon, à part ça le coin est quand même sympa, l’ilet Fortune n’est juste envahi de bruyants visiteurs, à la mode créole, c’est à dire musique dansante tonitruante, que le week-end et le plan d’eau dévolu quasiment à mon unique usage.

 

Place aux photos !

Goyave
Guadeloupe

A une heure de navigation de Pointe à Pitre .

Un lagon face au large.

Le petit port de Goyave

Ni assez d’eau ni assez de place pour Loargann qui reste mouillé dans le lagon.
Ici les goélands sont remplacés par les pélicans… qui sont tout de même moins voraces et plus discrets.

Hydravion

En voila un qui n’a pas de foil mais il a des « wings ».

Bon , c’est un ULM mais ce n’est pas très rassurant de l’entendre vrombir entre les bateaux !

Sensation forte également pour le touriste passager…

On préfère quand même les engins à voiles !

Fin de Session de Wing-Foil

Après les vents de 30 noeuds sous les grains, le  calme vespéral est revenu.

Le marin va se coucher tôt après une journée sportive !

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